Déclaration liminaire à la CCMA du 17 novembre


Mesdames et Messieurs,

Pour la CFDT, nous souhaitons évoquer aujourd’hui les points suivants : 

Nous souhaitons commencer notre propos en remerciant le personnel du Rectorat de Paris pour sa disponibilité et son implication pour résoudre nombre de situations délicates.

- Le nouveau système de formation des maîtres qui se met en place, crée une nouvelle catégorie d’enseignants : les alternants. Combien sont-ils dans les premier et degré ? Ont-ils un contrat avec le Rectorat de Paris ? Comment sont-ils affectés et sur quels critères ? Qu’advient-il des enseignants alors déchargés de leurs classes ? Comment sont-ils choisis ? Que de points d’interrogations pour lesquels des réponses seront, nous l’espérons, apportées aujourd’hui mais qui par la suite n’appellent qu’une réponse unique : la création d’une commission de concertation pérenne à ce sujet, sur le modèle de ce qui se passe en CCMA au moment de l’affectation des berceaux pour les stagiaires et des postes pour les enseignants en mouvement. Tout autre mode de fonctionnement est difficilement entendable et nous demandons donc la création d’une commission visant à veiller au respect aux conditions d’accès et aux affectations des alternants.

- Nous souhaiterions que des enseignants n’ayant pu bénéficier d’aucun rendez-vous de carrière – car passés à la 2e année du 9e échelon en 2017, au moment de la réforme, puissent être « rattrapés ». Cette pratique est déjà appliquée dans d’autres académies, comme dans celle du Poitou. Il s’agirait de réparer une injustice, tout au moins partiellement : certains enseignants se sont vus attribuer un avis final du recteur – qui est pérenne – sans avoir eu aucun rendez-vous de carrière et parfois leur dernière inspection était lointaine. Nous sommes à votre disposition si vous souhaitez travailler avec nous cette proposition.

- Nous avons appris que le module informatique qui calcule l’indemnité différentielle SMIC n’a pas fonctionné pour la paie d’octobre d’un certain nombre d’agents publics, entraînant une baisse du salaire par rapport à celui de septembre. A l’Éducation nationale, ce bug a concerné 7 200 agents dont environ 1 800 AESH et 3 000 maîtres suppléants – établissements publics et privés sous contrat confondus. Qu’en est-il à l’échelle de l’académie de Paris ? Combien de maîtres suppléants et combien d’AESH des établissements privés sous contrat Parisiens ? Leur situation est- elle régularisée à présent et de quelle(s) façon(s) ?

- Enfin, une actualité qui n’a, hélas, jamais cessé d’en être une depuis près de deux ans : la gestion du risque sanitaire lié au COVID. D’après nos informations, le nombre de cas est en augmentation dans les établissements parisiens et la 5e vague est bien présente, notamment dans les établissements privés sous contrat du premier degré où les classes ferment à tour de rôle si ce n’est, de plus en plus, simultanément. Le directeur d’un groupe scolaire a même fermé son école – de la maternelle à la terminale – tant le nombre de cas et de classes fermant au premier degré était en croissance exponentielle. Pouvez-vous nous communiquer les données exactes dont vous disposez concernant : le nombre de cas recensés chez les élèves ? Chez les enseignants et AESH ? Quelles solutions pour les enseignants en ASA pour garder leurs enfants dont la classe est fermée : à quel nombre se monte le nombre de ces enseignants et un système de garde d’enfants ne pourrait-il pas être proposé par l’Éducation nationale ?Comment ne pas considérer le milieu scolaire comme un bouillon de culture pour le virus, comme un lieu de clusterisation avec, d’un côté, un variant s’attaquant davantage aux jeunes et, de l’autre, le dernier protocole en date qui considère que nous, enseignants du second degré, continuons de travailler dans nos classes même quand nos élèves sont malades du covid.

Nous n’avons reçu aucun masque de protection depuis la rentrée, pas même le lot de 6 masques dits « grand public » qui, l’an passé, nous avait été renouvelé en novembre d’ailleurs. Notre employeur serait-il le seul de France à ne pas pourvoir aux équipements de protection sanitaire obligatoires ? Quand les recevrons-nous ? S’agira-t-il encore de masques en tissus « grand public » ? Enfin, nous réitérons notre revendication : quand les organisations syndicales de l’enseignement privées pourront-elles assister également aux réunions du CTA (comité technique académique) ?

Dernier point,  le Rectorat de Paris compte-t-il réagir face aux attaques indignes faites à l’institution scolaire dans son ensemble que certains médias se permettent ouvertement Il nous apparaît qu’il est éminemment de la responsabilité de l’inspection académique et du rectorat de défendre l’honorable et légitime réputation du corps enseignant comme celle de ses employeurs, face à ce journalisme d’opinion qui, hélas, n’est nullement d’investigation !

Il s’agit de préjugés et d’impressions ne reposant sur aucune connaissance réaliste du travail quotidien des enseignants. Cette généralisation qu’opère l’opinion à partir de quelques cas particuliers est injuste au sens du devoir de justesse et de justice qui incombe à la déontologie journalistique. L’instrumentalisation de notre profession, de ses acteurs et de son institution au cœur des enjeux politiciens est indûment humiliante, même indigne, et accroît le risque professionnel du découragement ainsi que du désinvestissement de notre fonction publique pourtant au service de la citoyenneté – fonctionnaires et agents publics de l’Éducation déjà malmenés à maints égards ! Bien sûr, nous espérons que vous relaierez cette question auprès du corps des inspecteurs.

Nous vous remercions.

Les élus CCMA SPEP CFDT

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