Archives du mot-clé déclaration liminaire

Déclaration liminaire : CCMA 25 juin 2026


Déclaration Liminaire CCMA du Jeudi 25 juin 2026

Nous abordons aujourd’hui la dernière phase de ce mouvement des maîtres pour l’année 2026.

À plusieurs reprises, le SPEP‑CFDT a alerté sur les difficultés structurelles que rencontre l’académie de Paris. Si certaines disciplines apparaissent désormais clairement en tension, la question de l’attractivité ne saurait être limitée au seul recrutement : en effet, les possibilités et perspectives d’améliorer des rémunérations sont entravées par les restrictions et les baisses des DHG. Par exemple, leur fléchage plus strict entre heures postes et heures supplémentaires fait de ces heures une peau de chagrin alors que, dans la capitale, la vie coûte toujours plus chère qu’ailleurs. En outre, les postes vacants se raréfient, non seulement dans les disciplines pléthoriques ou optionnelles, comme, respectivement, la philosophie ou l’italien, par exemple. Pour la première année, c’est l’ensemble  des disciplines qui sont impactées par la succession des coupes sèches qui affectent les DHG de l’enseignement privé sous contrat. Or, nous nous privons ainsi de la possibilité de recruter des enseignants compétents et motivés pour enseigner à Paris.

Cette situation interroge directement l’avenir du système. Qu’en sera‑t‑il demain pour les lauréats des concours ? Comment leur garantir des conditions d’exercice stables, attractives et lisibles, dans une académie où les perspectives d’affectation et de maintien se fragilisent ? Mais au‑delà des nouveaux entrants, nous souhaitons également alerter sur la situation des maîtres déjà en poste, et en particulier celle des maîtres en CDI. Que leur propose‑t‑on lorsqu’ils se retrouvent sans support ? Quelles garanties concrètes leur sont apportées ?

Pour le SPEP‑CFDT, il est impératif de sécuriser davantage leurs parcours professionnels. Cela passe par des engagements clairs de l’administration :

Ces demandes ne relèvent pas d’une logique exceptionnelle, mais bien d’une exigence minimale de responsabilité vis-à-vis d’agents qui ont souvent exercé pendant de nombreuses années au service de l’institution.

Le SPEP‑CFDT restera particulièrement vigilant quant aux réponses apportées à ces situations et continuera à porter avec détermination la nécessité d’un pilotage plus humain, plus anticipé et plus sécurisé des parcours professionnels.

Après la CCMA du 19 juin, vous nous aviez indiqué avoir envoyé un mail aux chefs d’Etablissements de l’enseignement privé autour de la canicule et des personnes fragiles.

Combien de personnels ont demandé une ASA ?

Combien d’établissements ont demandé de fermer en raison des fortes chaleurs ?

Des dispositifs spécifiques ont-ils été mis en œuvre par le recteur pour aider les personnels publics de l’enseignement privé sous contrat à accomplir leurs missions de service public dans cette phase caniculaire que nous connaissons et qui avait été annoncée y compris pour accomplir leur missions d’examinateurs ?

Enfin, cela nous permet de rappeler qu’outre la canicule, dans l’enseignement privé sous contrat, il n’y a pas de miracle : les personnels expriment une réelle souffrance et sont victimes de comportements violents, de discours inappropriés, de violences verbales, internes à l’école, de perte de sens de leur métier. Certains subissent même du harcèlement, voire des comportements discriminatoires. La lettre récente du ministre de l’Éducation nationale adressée aux parents rappelle justement le respect dû à tous les personnels chargés d’une mission éducative ; un message que nous partageons pleinement.

L’État a donc, en tant qu’employeur, une responsabilité pleine et entière en matière de qualité de vie et de conditions de travail. Nous saluons certaines avancées, des situations individuelles qui ont pu être traitées avec attention, preuve qu’un accompagnement humain et réactif est possible. Mais ces bonnes pratiques restent trop inégales, et certaines équipes continuent de subir un management toxique ou restent démunies face à des situations de violences au sein de leur établissement. Nous souhaitons un engagement plus clair du rectorat pour soutenir les personnels face aux violences des parents, prévenir les risques psychosociaux et intervenir lorsque les conditions locales le nécessitent.

Il est essentiel également que les chefs d’établissement, relais administratifs de l’État, soient formés à la prévention des RPS et informés de leurs responsabilités. Nous demandons également la mise en place d’un suivi des situations signalées et un bilan de la cellule «stopvdha»:

Combien de signalements ?

Combien de cas traités et avec quels résultats ?

Les personnels concernés ont besoin de clarté, mais aussi de protection. Face aux violences internes et externes, il y a une nécessité de pouvoir s’appuyer sur des protocoles efficaces et clairement identifiés.

Nous interrogeons donc l’institution sur les marques concrètes de son engagement : comment l’État-employeur intervient-il pour soutenir les équipes ? Nous souhaiterions qu’un groupe de travail sur la prévention des arrêts de travail soit mis en place. Nous souhaitons qu’un temps d’échange soit organisé, dès que possible, sur les dispositifs de prévention et le rôle des IPR auprès des enseignants du privé (hors rendez-vous de carrière).

Le SPEP-CFDT continuera à porter des propositions constructives, dans un esprit de dialogue et de responsabilité partagée.

Nous vous remercions pour votre écoute.

Les élu.e.s du Spep-CFDT Paris

CCMD du 24 juin 2026 : déclaration liminaire


Déclaration liminaire du SPEP-CFDT – CCMD du 24 juin 2026

Mesdames, Messieurs,

Pour cette nouvelle rencontre de l’année 2026 avec les instances académiques, le SPEP-CFDT souhaite attirer votre attention sur deux sujets majeurs : la dégradation des conditions d’exercice des enseignants du premier degré, ainsi que la prévention et l’accompagnement des risques psychosociaux dans l’enseignement privé sous contrat.

Les missions assignées au professeur des écoles évoluent sans cesse, et se manifestent par une intensification des tâches attendues : saisie des résultats des évaluations nationales si chronophage, en cycle 2 notamment, les LPI, LSU, les adaptations de pratiques pour répondre aux besoins de l’école inclusive via les PPRE, PAP, PAI, plateforme TND, les PIAL et bientôt les PAS. Nous déplorons hélas que ces missions « invisibles » amènent à une dégradation importante des conditions de travail. Ces tâches administratives s’accumulent, elles sont chronophages et énergivores. Elles font peu à peu perdre le sens même du rôle de l’école pour les enseignants et réduisent ce qui fait le cœur de notre métier : la pédagogie et la didactique. Les enseignants comme les chefs d’établissement sont de plus en plus épuisés par cette intensification, sans sens réel. Cet état nuit à la disponibilité pédagogique et au travail collectif qui demandent une énergie supplémentaire plus difficilement mobilisable pour les agents.

Nous ne pouvons ignorer les signes alarmants de dégradation des conditions de travail : augmentation des congés de longue maladie (en lien avec des épuisements professionnels), multiplication des temps partiels thérapeutiques, augmentation des demandes de retraite progressive, demandes de rupture conventionnelle ou d’aménagements professionnels avec des conséquences financières lors de TPA pour faire face à une pression de plus en plus lourde, une lassitude et une fatigue difficilement gérables.

Même dans l’enseignement privé sous contrat, il n’y a pas de miracle : les personnels expriment une réelle souffrance et sont victimes de comportements violents, de discours inappropriés, de violences verbales, internes à l’école, de perte de sens de leur métier. Certains subissent même du harcèlement, voire des comportements discriminatoires. La lettre récente du ministre de l’Éducation nationale adressée aux parents rappelle justement le respect dû à tous les personnels chargés d’une mission éducative ; un message que nous partageons pleinement.

L’État a donc, en tant qu’employeur, une responsabilité pleine et entière en matière de qualité de vie et de conditions de travail. Nous saluons certaines avancées, des situations individuelles qui ont pu être traitées avec attention, preuve qu’un accompagnement humain et réactif est possible. Mais ces bonnes pratiques restent trop inégales, et certaines équipes continuent de subir un management toxique ou restent démunies face à des situations de violences au sein de leur établissement. Nous souhaitons un engagement plus clair du rectorat pour soutenir lespersonnels face aux violences des parents, prévenir les risques psychosociaux et intervenir lorsque les conditions locales le nécessitent.

Il est essentiel également que les chefs d’établissement, relais administratifs de l’État, soient formés à la prévention des RPS et informés de leurs responsabilités. Nous demandons également la mise en place d’un suivi des situations signalées et un bilan de la cellule «stopvdha»:

Combien de signalements ?

Combien de cas traités et avec quels résultats ?

Les personnels concernés ont besoin de clarté, mais aussi de protection. Face aux violences internes et externes, il y a une nécessité de pouvoir s’appuyer sur des protocoles efficaces et clairement identifiés.

Nous interrogeons donc l’institution sur les marques concrètes de son engagement : comment l’État-employeur intervient-il pour soutenir les équipes ? Nous souhaiterions qu’un groupe de travail sur la prévention des arrêts de travail soit mis en place. Nous souhaitons et qu’un temps d’échange soit organisé, dès que possible, sur les dispositifs de prévention et le rôle des IEN auprès des enseignants du privé (hors rendez-vous de carrière).

Le SPEP-CFDT continuera à porter des propositions constructives, dans un esprit de dialogue et de responsabilité partagée.

Nous vous remercions pour votre écoute.

Les élues de la Fep-CFDT Paris

CCMA du 2 avril 2026 : Déclaration liminaire du SPEP- CFDT


Déclaration Liminaire CCMA du 2 avril 2026.

Madame, Monsieur,

Le SPEP‑CFDT souhaite ouvrir cette réunion en rappelant la situation de profonde inquiétude dans laquelle se trouvent les équipes éducatives de Paris à l’approche de la rentrée prochaine. Les informations remontées par les établissements sont sans ambiguïté : la Dotation Horaire Globale (DHG) 2026 est une nouvelle fois insuffisante. Les pertes d’heures annoncées, ainsi que les fermetures de classes auront des conséquences directes tant sur les conditions d’apprentissage des élèves que sur les conditions de travail des personnels.

Dans de nombreux établissements, la DHG présentée ne permet pas de couvrir les besoins pédagogiques minimaux :

  • options menacées ou supprimées,
  • heures d’accompagnement fondamentalement nécessaires réduites au strict minimum.

Le Spep-CFDT dénonce une approche strictement comptable, qui nie la réalité du terrain. Les équipes doivent chaque année « bricoler » pour maintenir un enseignement digne de ce nom. Cette situation n’est plus acceptable. Nous vous le disons : nous sommes une richesse ! Nous fabriquons la richesse de ce pays à long terme ! Nous produisons l’avenir, à moindres frais et nous ne sommes perçus que comme des euros, dans une logique strictement comptable et court termiste !

Les pertes d’heures annoncées dans un grand nombre d’établissements ne sont pas neutres : elles entraînent mécaniquement une dégradation des services, une augmentation des compléments de service et une pression accrue sur les équipes.

Pour les élèves, ces réductions signifient :

  • moins de soutien,
  • moins de diversité pédagogique,
  • des classes plus chargées.

Pour les personnels :

  • une instabilité professionnelle croissante,
  • des services éclatés,
  • une difficulté accrue à concilier vie personnelle et professionnelle.

Le Spep- CFDT rappelle que la réussite des élèves ne peut pas être le résultat d’économies budgétaires faites sur le dos des établissements.

Les remontées que nous recevons sont alarmantes : sentiment d’abandon, perte de sens, surcharge administrative, injonctions contradictoires.
Face à cette accumulation, le climat social se tend, et les personnels expriment de plus en plus clairement leur colère.

C’est dans ce contexte, que le Spep-CFDT a appelé à la grève le mardi 31 mars. Ce n’est pas un hasard. Cela traduit l’exaspération de personnels qui ne se sentent ni entendus, ni soutenus, ni respectés, tout comme la jeunesse.

Le SPEP‑CFDT rappelle que la grève n’est jamais une fin en soi. C’est la marque d’un dialogue social insuffisant, d’un manque de transparence, et de décisions trop souvent imposées sans concertation réelle.

Le Spep-CFDT demande une révision de la DHG fondée sur les besoins réels des Établissements. La garantie du maintien des options et des dispositifs pédagogiques nécessaires à la réussite des élèves. Un véritable dialogue social, continu et respectueux, permettant d’anticiper plutôt que de subir : que va-t-il se passer pour les maîtres délégués qui ne seront pas renouvelés l’an prochain ? Que compte leur proposer le Rectorat ? Nous sommes particulièrement préoccupés pour eux.

Que va-t-il se passer pour les collègues des Établissements en cours de fusion-absorption ? Pour le Spep-CFDT, il est indispensable, lorsque des établissements fusionnent, que les directions demandent également la fusion des moyens alloués par le rectorat (à savoir une DHG commune). Faire en sorte que les enseignants soient réunis au sein d’une même communauté pédagogique, et non divisés, doit être un enjeu essentiel de toute fusion.

Concernant l’ordre du jour, on constate que la majorité des demandes de congé de formation concernent, une nouvelle fois cette année, les préparations aux concours, notamment à l’agrégation (49 demandes sur 56) Faut-il vraiment que la seule perspective d’évolution professionnelle pour un enseignant soit de décrocher un concours supplémentaire ?

Relevons également qu’il y a plus d’une cinquantaine de demandes de congé de formation pour la troisième année consécutive alors qu’il n’y en avait encore qu’une trentaine en 2023.

Concernant l’avancement accéléré aux échelons 7 et 9, le nombre de promotions reste toujours aussi limité puisque le quota de 30%, suivant une même logique de restriction budgétaire, est inchangé. Ainsi, à titre d’exemple, 1 seul professeur de PLP et 2 professeurs EPS seront promus à l’échelon 9 cette année. Le SPEP-CFDT maintient son souhait de voir appliquer la représentativité hommes / femmes aux contingents à promouvoir de la même façon que le SPEP-CFDT l’a demandé initialement : la position du syndicat est de favoriser l’accès à la promotion des femmes pour pallier au fait qu’elles ont souvent moins d’opportunités d’exploiter pleinement toutes leurs compétences professionnelles, les sacrifiant pour leur vie familiale. Nous sommes pour conserver le système actuel, considérant qu’un homme dispose de conditions plus faciles pour obtenir un avis excellent qu’une femme (il est plus disponible pour organiser des projets, accepter des IMP,etc.). Cependant, le SPEP-CFDT souhaiterait connaître la position de la CCMA à ce sujet : les critères retenus pour déterminer les promus pourront-ils être votés en début de chaque CCMA durant laquelle la question se pose ?

Du reste, cette logique strictement comptable interroge profondément le sens même de nos parcours et la manière dont l’institution reconnaît – ou non – les compétences développées au quotidien dans les établissements.

Lors de la CCMA du 5 février 2026, Monsieur Hugoy avait proposé aux organisations syndicales la mise en place de rendez-vous mensuels afin de résorber les problèmes structurels de paiement dans l’enseignement privé de l’académie de Paris. Le SPEP‑CFDT tient à saluer sincèrement cette initiative, que nous jugeons indispensable. Nous souhaitons qu’elle s’inscrive dans la durée et qu’elle se traduise concrètement par un travail régulier et effectif afin de mettre enfin en œuvre la dynamique annoncée. Nous le devons à nos collègues ! En effet, nous constatons, alors que nous sommes le 02 avril que beaucoup de trop de collègues sont encore en attente du règlement de leur situation et, de facto , restent en grande souffrance.

Nous vous remercions pour votre écoute.

Les élus CCMA.

CAE du 10 février : déclaration liminaire du SPEP – CFDT


CAE du 10 février 2025

Déclaration liminaire du SPEP – CFDT

Mesdames, Messieurs,

Dans le contexte actuel de réduction de postes particulièrement élevé à Paris, interrogeons-nous sur les modalités d’action syndicale les plus à même de défendre efficacement les intérêts de nos collègues qui plus est, de nos collègues au mouvement.

Dégageons-nous d’une posture agonistique pour être porteurs d’un syndicalisme responsable, qui prône le dialogue, la concertation et la recherche de solutions pragmatiques. Cela ne signifie aucunement renoncer à nos principes, nos convictions, ni à la défense des droits, mais bien au contraire, agir avec discernement pour que nos revendications soient audibles, réalisables et bénéfiques au plus grand nombre. En tant que syndicat, mais également en tant que représentantes, nous sommes attachées au respect des accords sur l’emploi, cadre réglementaire interne, garants des droits des personnels au sein de l’enseignement catholique. Nous veillons avec la plus grande rigueur à leur application, tout comme nous restons intransigeantes sur le respect du Code de l’Éducation et l’application de la loi, en vertu de la hiérarchie des normes. C’est une exigence essentielle pour garantir un cadre de travail équitable, protéger les agents et assurer la qualité du service républicain d’éducation. Nous serons toujours vigilantes et engagées pour défendre ces principes fondamentaux. C’est la position que nous assumons à la CFDT, conformément à nos valeurs.

Notre priorité doit être de recentrer notre action sur des enjeux majeurs, de proposer des alternatives concrètes et conformes aux règles de priorité au sein de cette Commission Académique de l’Emploi solides et de construire des compromis en faisant de cette Commission Académique de l’Emploi une instance qui fonctionne, tout en rappelant que le Rectorat restant l’employeur principal c’est lui qui a le dernier mot. Rappelons également qu’il existe d’autres réseaux qui sont en interaction constante et qui interfèrent, rendant le fonctionnement de la CAE de Paris par essence singulière !

Mme Volcot, Mme Le Page, Mme Lipkowicz. 

Mandatées SPEP-CFDT à la CAE de Paris.