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Déclaration liminaire du SPEP à la CCMA du 15 juin


 

 

DECLARATION LIMINAIRE CCMA DU MERCREDI 15 JUIN 2022

 Aujourd’hui marque la clôture du mouvement de cette année scolaire 2021-2022.

Si nous avons confiance dans le fait que de nombreux collègues pourront voir leurs vœux aboutir ou des situations délicates réglées, nous sommes inquiets.

En effet, dès le début des opérations, nous avons signalé que de nombreux collègues n’étaient pas contactés par les Établissements, ce que nous avons tout de suite signalé au Rectorat du reste. A l’évidence, certains ne jouent pas le jeu du mouvement !

Le calendrier du mouvement n’aide guère plus, ce qui a déjà été évoqué à plusieurs reprises.

Certains professeurs titulaires, se voient contraints d’aller chercher un complément de service ailleurs, alors que des heures restent vacantes dans leurs Établissements, voyant ainsi leurs conditions de travail et d’enseignement se dégrader. N’oublions pas que cela peut également compliquer la vie des Chefs d’Établissement à cause de la multiplication des emplois du temps.

Le Rectorat a-t-il demandé aux Chefs d’Établissement de recevoir ou à défaut de contacter les candidats ?

Pour les professeurs se retrouvant en situation précaire et dont des heures sont vacantes dans les Établissements, quelles actions le Rectorat a-t-il mené auprès des Chefs d’Établissement ?

Enfin, nous manquons de professeurs. A quoi est-ce dû ? A qui la faute ?

Un manque de considération ? Un manque de revalorisation ? L’attente « estivale » d’un hypothétique dégel du point d’indice face à une inflation galopante ne résoudra rien.

Il y a un manque de vocation face à des conditions d’enseignement qui deviennent toujours plus contraignantes : pour exemple, prenons cette fin d’année dont le calendrier entraîne une surmobilisation des enseignants et ne laisse plus aucune place à la pédagogie ou à l’humain.

Le SIEC mobilise dans des conditions très particulières nos collègues : convocations de dernières minutes, rythmes particulièrement soutenus (8 heures – 18 heures), professeurs envoyés à plus de deux heures de leur domicile….

Évoquons également les notes « appliquées » de spécialités qui seront finalement données à nos élèves sans aucune concertation selon des critères d’harmonisation que nous ne connaissons pas. Vraiment, cela permet de créer les conditions de futures vocations et à reconsidérer un métier qui est en perte de vitesse. Vous êtes en contact avec le SIEC, nous vous remercions d’évoquer ces dysfonctionnements.

Enfin, pourquoi les organisations syndicales du privé n’ont-elles pas été conviées aux réunions sur Candelec. Quelles seront les modalités des élections de la Fonction publique ?

Les élues CCMA pour le SPEP-CFDT.

CCMA du 20 avril : déclaration liminaire du SPEP – CFDT


Déclaration Liminaire du SPEP – CFDT à la CCMA du 20 avril 2022

Nous remercions les services du Rectorat de Paris pour leur disponibilité, leur réactivité et leur écoute. Cela nous a permis d’aider à ce que la situation d’un certain nombre de collègues soit examinée, explicitée, régularisée : qu’ils soient en difficulté de paiement ou autre.

Pour cette CCMA du Mercredi 20 avril 2022, nous souhaiterions aborder trois grands points.

Nous constatons que les conditions d’accès aux listes d’aptitudes restent trop restrictives. Le SPEP-CFDT propose la titularisation des Délégués Auxiliaires en CDI, ainsi que le rétablissement du 3ème concours, ce qui permettrait une reconnaissance professionnelle des services accomplis par ces maîtres, ainsi qu’une augmentation salariale avec l’accession à une grille de rémunération supérieure pour le même travail et les mêmes missions, à un moment où l’inflation est très importante.

Aujourd’hui nous allons statuer sur les demandes de congé de formation.  Cependant, trop peu de Maîtres sont informés de la façon dont ils peuvent utiliser le CPF. Ce n’est qu’en allant sur le site du Rectorat et en faisant une recherche qu’ils peuvent connaître les modalités d’utilisation du CPF pour une campagne qui va s’achever le dimanche 24 avril 2022.

Dans la circulaire du 18 mars 2022, l’utilisation du CPF a un champ d’utilisation restreint.

Pourquoi le CPF ne peut-il être utilisé pour les formations proposées par l’académie dans le cadre de la formation continue, sachant que pour certaines les places sont limitées – ou pour financer les formations au permis de conduire (contrairement à une pratique du secteur privé) ? Le Rectorat de Paris pourrait-il communiquer plus ouvertement sur ce sujet afin de permettre à plus de Maîtres de se former ?

Le nombre de demandes de ruptures conventionnelles des maîtres augmente. La commission statuant sur la question était d’ailleurs prévue ce matin. Les raisons en sont diverses. Mais s’il en est une qui revient plus souvent, c’est la charge de travail demandée aux professeurs qui est bien plus conséquente. En outre, la charge mentale avec la sollicitation bien plus conséquente des professeurs, liée à l’utilisation du numérique est également à prendre en considération. Quelles solutions pérennes peut-on mettre en œuvre afin d’améliorer le bien-être des Maîtres ?

Enfin, dans un contexte international très particulier et éprouvant, nous pensons qu’il est important que les écoles de l’enseignement privé sous contrat remplissent leur mission de service public en accueillant des enfants de réfugiés d’Ukraine – ou d’ailleurs – mais en en ayant les moyens suffisants en termes de formations et de structures. Nous insistons sur la nécessité de former des professeurs de l’enseignement privé sous contrat notamment au FLE et à l’accueil de réfugiés.

Nous vous remercions,

Les Elus CCMA SPEP-CFDT

Faire barrage à Marine Le Pen : tribune de Laurent Berger et Philippe Martinez


TRIBUNE. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, et Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, rappelle que le projet politique du Rassemblement national représente un danger pour les travailleurs.

 

« Jamais la menace de voir l’extrême droite à l’Élysée n’a été aussi forte. Elle nous impose de prendre la parole aujourd’hui pour éviter ce scénario catastrophe. Nous sommes les responsables des plus grandes organisations syndicales françaises. Nous regroupons des centaines de milliers d’adhérents et des millions de travailleurs nous font confiance dans les entreprises et les administrations. Nous les écoutons, nous les accompagnons, nous les défendons. C’est à ce titre que nous alertons sur le péril que représentent Marine le Pen et son parti.

Le Rassemblement national n’a pas changé. Comme le Front national en son temps, il est profondément ancré dans l’histoire de l’extrême droite française, raciste, antisémite, homophobe, et sexiste. Tout son programme est centré sur le rejet de l’autre et le repli sur soi. La préférence nationale, rebaptisée priorité nationale, est au cœur de chacune de ses propositions. En l’inscrivant dans la Constitution comme elle le promet, Marine Le Pen souhaite saper un des fondements de notre République, l’égalité entre tous les citoyens. Nous ne voulons pas de cette société-là. Tous les jours, nos équipes se battent pour lutter contre les discriminations, quelles qu’elles soient. Ce contre-pouvoir, Marine Le Pen a pour projet de le faire disparaître. En favorisant l’émergence d’une myriade de petits syndicats « maison » corporatistes, elle veut affaiblir les organisations syndicales représentatives et limiter la défense des salariés.

Elle fera de même, n’en doutons pas, avec toute la société civile organisée qui se dressera sur sa route. Son projet revient sur des droits fondamentaux pour les femmes gagnées par les associations et les syndicats, n’intègre aucune mesure pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique qui menace l’avenir de notre planète. Il affiche en revanche une complaisance, voire une solidarité avec beaucoup d’autocrates d’hier et d’aujourd’hui qui restreignent les libertés individuelles (Orban, Bolsonaro, Trump…) ou n’hésitent pas à entrer en guerre pour étendre leur territoire (Poutine).

Nous sommes deux acteurs engagés qui croient, malgré leurs divergences, à la force du dialogue et à l’action collective pour construire une société plus juste. Nous sommes deux responsables d’organisations qui ne se résignent pas à voir l’extrême droite au pouvoir.

Le Rassemblement national est un danger pour les droits fondamentaux des citoyens et des travailleurs. Il ne peut pas être considéré comme les partis républicains, respectueux et garants de notre devise, liberté, égalité, fraternité. Ne lui confions pas les clés de notre démocratie, au risque de les perdre. »

 

Compte rendu de la réunion intersyndicale du 31 mars 2022 au rectorat


COMPTE-RENDU DE LA REUNION INTERSYNDICALE DU 31 MARS 2022 AU RECTORAT

GROUPE DE TRAVAIL – 2EME DEGRE.

1/ La rémunération des maîtres délégués

Les syndicats signalent que certains Maitres Délégués ont été reclassés en 2017 et 2018 sans report d’ancienneté alors que le reclassement 2021 l’a été.

Globalement, une très grande majorité de maîtres a été pénalisée : une très grande disparité entre ceux qui sont reclassés entre 2017 et 2021. Ajoutons à cela que pour certains, il s’agit d’une véritable inversion de carrière puisqu’ils gagnent moins.

Le décret paru le 10 février 2022 permet d’améliorer la situation des Maîtres Délégués. Que peut-on faire ? Des éléments de comparaison avec le public sont apportés.

Le Rectorat explique que le décret s’accompagne d’une circulaire d’application. Il ne s’applique que pour la période de la crise sanitaire. Il ne s’applique que pour 2022.

Il faut donc demander à ce que cette décision dure et se mobiliser en ce sens. A ce titre, il faudrait échanger avec la DAF.

Le Rectorat ne sait pas préciser quel est le volume de recrutement depuis le 11 février et ne sait pas estimer combien de Maitres Délégués sont concernés (donc quelle enveloppe budgétaire).

Sur le terrain, il faudra assumer des différences de situation (avant et après le décret) en termes de rémunération pour les Chefs d’Etablissement.

Décision finale :

A compter du 11 février 2022, les Maîtres Délégués recrutés bénéficient du décret du 10 février 2022

A la date de recrutement, reprise de l’ancienneté de 0 à 3 ans révolues : 1er échelon. Au-delà : 2ème échelon.

Par ancienneté, on entend des fonctions d’enseignement ou en lien avec la discipline enseignée. Une tolérance est laissée à l’appréciation du chef d’Etablissement.

Les représentants des Chefs d’Etablissement souhaite écrire au Ministère de l’Education Nationale afin de demander la poursuite de l’application du Décret.

2/ Les CDI

Question de la fermeture de CDI abordée à la dernière CCMA. Il n’y a pas de textes en la matière. Le corps d’inspection poursuit ses investigations. Pour Monsieur Pierre, il s’agit d’une organisation en interne.

Il est à noter au mouvement que le poste de Documentaliste de Saint Thomas d’Aquin a été publié. Il aurait été retiré aujourd’hui.

3/ La demande de protection fonctionnelle

Cette question avait été soulevée par notre seul syndicat à la dernière CCMA

La demande de Protection fonctionnelle :

  • En règle générale, au bout de deux mois, l’absence de réponse vaut refus.
  • Quand l’agent est victime, la réponse de l’Institution doit être ferme.
  • Quand l’agent est auteur, on le suspend, même si il y a suspicion d’innocence.

Les réponses aux professeurs du Lycée Jules Richard qui ont demandé la protection fonctionnelle arriveront dans les jours qui viennent (d’ici 10 jours).

A savoir pour la suite si besoin était, les témoignages rédigés sont à être davantage factuels et étayés.

Soutenir le peuple ukrainien et accueillir dignement les réfugiés


Appel à soutenir le peuple ukrainien

Afin de soutenir le peuple ukrainien, la Confédération Syndicale Internationale a lancé un appel aux dons. Un appel auquel la CFDT a répondu. La CFDT invite ses organisations et ses adhérents à participer à cette action.

Pour répondre à l’appel de la Confédération syndicale internationale : https://petitions.ituc-csi.org/support-ukraine-fr

L’ensemble des fonds récoltés seront transmis par la CSI à la FPU et la KPVU pour soutenir leur travail humanitaire en Ukraine.

Déclaration commune et revendications du SGEN et da la FEP CFDT

déclaration commune

Le Sgen et la Fep ont demandé le déblocage de moyens pour accueillir les étudiant·e·s, les enseignant·e·s et les scientifiques, notamment par un soutien au dispositif Pause (Programme d’accueil en urgence des scientifiques en exil) ; plus de moyens en personnels dans les établissements scolaires pour l’accueil des enfants ukrainien·ne·s ; la multiplication des outils mis à la disposition des équipes, parmi lesquels les Fle (Français langue étrangère) et FLS (Français langue seconde) ; le développement rapide, dans le public comme dans le privé sous contrat, de dispositifs telles les Unités pédagogiques pour élèves allophones arrivants (UPE2A).

En réponse aux interventions des organisations syndicales, dont certaines allaient dans le sens de celle du Sgen et de la Fep CFDT, la Direction générale de l’enseignement scolaire (Dgesco) a affirmé que le ministère prenait les choses en mains, que des places avaient été identifiées dans tous les territoires pour l’accueil des élèves et que des outils de compréhension du système éducatif français, en ukrainien, étaient notamment déjà mis à disposition.

CCMA du 9 février : déclaration liminaire du SPEP – CFDT


            Les mouvements sociaux de janvier ont dénoncé d’une part, les conditions de travail déplorables des enseignants dans le contexte pandémique et, d’autre part, les faibles conditions salariales. Les enseignants du privé ont été nombreux à soutenir les mobilisations organisées par la CFDT. Cela a contribué à ce que des masques chirurgicaux soient enfin fournis aux enseignants. Mais, alors qu’ils avaient été promis pour fin janvier, certains établissements ne les ont pas encore reçus. Pour quelle raison ? Quand les recevront-ils à leur tour ?

            Autre actualité : L’Académie de Paris accepte enfin de répondre favorablement aux demandes de rupture conventionnelle des enseignants. Si nous nous félicitons de cette avancée, nous sommes consternés face à l’afflux de collègues qui nous contactent avec le projet de quitter le métier et l’Éducation Nationale. La raison ne saurait être que conjoncturelle. D’ailleurs, parmi les raisons citées lors de l’entretien préalable, y a-t-il un seul agent qui n’évoque les maigres conditions salariales, le peu de perspective d’évolution de carrière ou les conditions de travail de plus en plus astreignantes ? Par ailleurs, combien de ruptures conventionnelles ont été accordées par le Rectorat de Paris depuis janvier 2022 ? Refusées ? Et alors pour quelles raisons ?

            Les perspectives de carrière sont souvent réduites à l’agrégation, la hors-classe et la classe exceptionnelle, qui sont parallèlement les seules voies permettant de meilleurs salaires, alors que le gel interminable du point d’indice signe la volonté délibérée de précariser le métier. Quand sera-t-il mis fin à l’avis pérenne du recteur qui peut figer une carrière, ou du moins la ralentir ? Pourquoi accorder un tel poids à l’avis du chef d’établissement, alors que le risque d’arbitraire est évident, avec la possible mise au pilori de certains enseignants qui auraient osé faire grève, par exemple. Quant à la liste d’aptitude des agrégés, elle est indécente tant elle est limitée.

            Nous assistons, par ailleurs, à un véritable abandon des agents par leur employeur, c’est-à-dire par le Rectorat.

            Dans de nombreux établissements, des agents de la fonction publique ont procédé à une demande de protection fonctionnelle. Ils sont souvent les victimes d’une politique managériale toute-puissante, voire de violences exercées de la part, parfois même, de collègues. Dans n’importe quelle institution, il revient à l’employeur d’assurer la santé et sécurité de ses salariés en sanctionnant les agents fautifs et en restaurant le droit. Quand un ou une collègue porte atteinte à un ou plusieurs collègues par ses propos ou ses agissements, comment se fait-il qu’en demandant la protection fonctionnelle auprès du rectorat, les agents soient ensuite laissés sans réponse ?

            Certaines situations, par leur gravité, suscitent une grande inquiétude. Par exemple, plus de la moitié des enseignants du lycée technologique Jules Richard ont demandé leur protection fonctionnelle en raison des agressions verbales répétées d’une collègue et jusque-là rien n’a été fait.  Doivent-ils continuer de se rendre sur leur lieu de  travail en étant la cible d’attaques permanentes et inacceptables  ? Est-ce à dire que les établissements sont des zones de « non-droit » où chacun peut y faire régner sa loi ? Que faut-il pour que le Rectorat daigne répondre à la souffrance de ces agents et assume sa responsabilité d’employeur ?

15 enseignants sur 25 ont signé une pétition pour dénoncer la conduite agressive et nocive de leur collègue, nous vous l’avons envoyée lundi en fin d’après-midi et vous avons demandé audience à ce sujet : nous n’avons pas reçu de réponse. Attendiez-vous la CCMA pour cela ?

Prime d’attractivité selon les échelons à partir du 1er février


À partir du 1er février 2022, la prime d’attractivité, est revalorisée pour les enseignants titulaires des échelons 2 à 7 et pour les maîtres délégués. Elle sera également versée aux titulaires des échelons 8 et 9, qui en étaient exclus jusqu’à maintenant. 58 % des collègues vont en bénéficier.

Maître délégué 1 et 2

MA IÉchelon MA IIÉchelon Montant annuel brut
8 400€
5 à 7 8 800€
4 7 900€
3 6 1000€
2 5 1100€
4 1150€
1 1 à 3 1200€

Maître contractuel définitif

Échelon détenu dans le premier grade (classe normale) Montant annuel brut
9e échelon 400 €
8e échelon 400 €
7e échelon 900 €
6e échelon 900 €
5e échelon 1100 €
4e échelon 1500 €
3e échelon 2050 €
2e échelon 2200 €