Archives pour la catégorie Sous contrat – Premier degré

REVALORISATION SALARIALE 1er trimestre 2017


Hausse étalée des rémunérations 

La CFDT signataire de cet accord accompagne les adhérents qui souhaitent en savoir plus sur les changements en matière de déroulement de carrière (accompagnement, évaluation) et d’évolution salariale.

Des militants informés sur ces sujets peuvent vous apporter des précisions.

N’hésitez pas à contacter votre syndicat.

Lors du CCMMEP du 20 janvier, le ministère a informé nos élus de l’étalement de la mise en œuvre du volet rémunération entre janvier et mars.

MOIS2017 Instituteurs PE/PEPS/PLP/Certifiés Directeur École/Agrégés H Ech Agrégés/CEEPS/PEGC
JANVIER + 6 points + 6 points 0 point + 4 points
FEVRIER Point d’indice : + 0,6 %
MARS Fin de la bonification indiciaire 2017 (avec effet rétroactif au 1er janvier 2017)
SEPTEMBRE Reclassement dans la nouvelle grille

 

Exemple PE/ Certifié(e)* classe normale 9 me échelon (2 641 € brut)
Janvier + 12 € 2 653 €
Février + 16 € 2 669 €
Mars + 40 € 2 709 € (+ 47 € rétroactivité) = 2 756 €

* + 6 points en janvier
+ 5 points en mars, soit + 11 points d’indice en 2017

 

COMMUNIQUÉ FEP – ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE : LE CARACTÈRE PROPRE LAVE TOUJOURS PLUS BLANC


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En Alsace, le rectorat confirme qu’une journée pédagogique peut être consacrée au seul «projet diocésain», en y rendant obligatoire la présence des enseignants car « en postulant dans un établissement d’un réseau privé disposant d’un « caractère propre », (il) adhère à cette particularité et aux éventuelles contraintes qui s’imposent dès lors à lui dans le cadre du caractère propre. » Or, la seule «eNSEI» liée au caractère propre qui s’impose aux enseignants du privé sous contrat est celle de le respecter. Ils ne sont en aucun cas tenus d’y adhérer ou d’y participer : cela relève de la liberté de conscience de chacun, rappelée dans l’article L 442-5 du Code de l’Education.

En Rhône-Alpes, un chef d’établissement donne une consigne pour le moins étonnante à ses enseignants : «les IPR, bien qu’ils soient inspecteurs pédagogiques, sont en panne d’idées surtout en ce qui concerne l’AP et les EPI. (ils) essayent de récupérer un maximum d’idées et de documents… l’an prochain, ils pourront présenter ces initiatives comme étant les leurs …. Lancer une réforme qu’on ne maîtrise pas, prendre les idées chez les autres parce qu’on en n’a pas et revendiquer ensuite ces initiatives est une méthode que j’apprécie guère. Je vous invite donc, si vous les rencontrez, à rester relativement évasifs sur ce que vous faîtes et à donner un minimum de documents.»

D’un côté, les représentants de l’Etat bafouent l’esprit de la loi Debré et le code de l’éducation, de l’autre, un chef d’établissement bafoue les représentants de l’Etat … Pour les premiers, un recadrage clair doit être apporté rapidement par le ministère. Pour les seconds, au moment où doit se mettre en place une nouvelle évaluation des enseignants, réalisée pour une part, en  commun  entre inspecteur et directeur, la Fep manifeste sa plus vive inquiétude devant des comportements qui méritent des réponses fermes de la part de l’Enseignement Catholique et un rappel à l’ordre de l’Etat qui délègue aux directeurs une mission de service public. On ne peut en permanence réclamer toujours plus d’autonomie et de liberté au nom du caractère propre, en jetant aux oubliettes la mission de service public confiée et le respect de la liberté de conscience, second pilier de la loi Debré.

Fep-CFDT le 9 Février 2017

 

LA NOUVELLE GRILLE D’EVALUATION DES ENSEIGNANTS


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Le 14 octobre dernier, les organisations syndicales du privé ont été conviées au ministère pour prendre connaissance des dernières évolutions du projet de grille d’évaluation des enseignants.

Pour rappel, à compter de septembre 2017, les enseignants seront dorénavant évalués en fonction de 11 critères (cf. zoom sur les rendez-vous de carrière). Le ministère a tenu compte d’un certain nombre de remarques que les syndicats enseignants avaient formulé au mois de septembre.

L’intitulé de certains critères a été modifié et clarifié. De nouveaux critères sont apparus en complément des critères déjà proposés dans la première version de la grille d’évaluation. D’autres ont fusionné.

La répartition des critères à évaluer entre d’une part les inspecteurs et d’autre part les chefs d’établissement a été modifiée. Ces aménagements permettent de recentrer l’expertise du chef d’établissement sur trois critères qu’il est mieux à même d’apprécier :

  • Coopérer au sein d’une équipe.
  • Contribuer à l’action de la communauté éducative et coopérer avec les parents d’élèves et les partenaires de l’école/l’établissement.
  • Installer et maintenir un climat propice aux apprentissages.

Le rôle de l’inspecteur maintenu

L’inspecteur évaluera seul la maîtrise des savoirs disciplinaires et leur didactique. Il jugera de l’utilisation d’un « langage clair et adapté » par l’enseignant pendant la séquence observée. L’inspecteur jugera de la capacité des enseignants à prendre en compte la diversité des élèves. L’inspecteur jugera également l’évaluation par l’enseignant des progrès et les acquisitions des élèves.

Enfin, trois critères seront évalués de concert par le chef d’établissement et l’inspecteur :

  • Agir en éducateur responsable et selon des principes éthiques.
  • Accompagner les élèves dans leur parcours de formation.
  • S’engager dans une démarche de développement professionnel.

La nouvelle maquette de grille d’évaluation des enseignants conserve donc le principe d’un double regard de l’inspecteur et du chef d’établissement sur le travail des enseignants. La Fep était attachée à ce double regard qui ne laisse pas l’évaluation des enseignants entre les seules mains des chefs d’établissement. Elle avait milité pour ce que soit conservée l’équilibre actuel (60/40) entre inspecteurs et chefs d’établissement.

Zoom sur les « rendez-vous de carrière » 

 À partir de 2017, le PPCR s’appliquera aux personnels de l’Éducation nationale. Un enseignant déroulant une carrière complète bénéficiera de quatre rendez-vous de carrière. Ceux-ci permettront de reconnaître sa valeur professionnelle et de déterminer :

- pour le premier, l’avancement accéléré du 6ème au 7éme échelon ;

- pour le second, l’avancement accéléré du 8ème au 9ème échelon ;

- pour le troisième, le moment de l’accès à la hors-classe ;

- pour le quatrième, l’accès à la classe exceptionnelle.

 

MISSION DES ENSEIGNANTS ET CARACTERE PROPRE


Il n’est pas rare que certains responsables d’établissements scolaires tentent d’orienter les choix pédagogiques des enseignants. Or, les enseignants ont pour obligation de suivre les programmes indiqués par l’Education nationale. Ces programmes reflètent la société française et ses valeurs. Il est parfois nécessaire de rappeler le sens du contrat d’association avec l’Etat.

Des élèves de 4ème privés du film Persépolis

Au motif d’un vocabulaire « trop vulgaire » pour le directeur ! Mais aussi des parents qui refusent des parties du programme officiel.

Alertée par des enseignants de l’institution Sainte-Marthe Saint-Front Bergerac, la Fep-CFDT ne peut accepter une situation qui remet en cause la nature du contrat d’association avec l’Etat.

Un nouveau directeur interdit le visionnage d’un film faisant partie depuis quelques années d’une proposition nationale « Collège au cinéma », issue d’un partenariat entre les ministères de la culture et de l’éducation et ayant pour but de « former le goût » des collégiens. Son prédécesseur n’y avait trouvé rien à redire …

Plus grave encore, des parents du même établissement contestent les choix littéraires des enseignants et interdisent à leurs enfants d’étudier certains livres des programmes officiels : l’Odyssée, pour une élève de 6me, à cause « des monstres qui font peur » (!) et Dracula en 4 me, « trop sanglant et immoral », refus également de parents que leurs enfants utilisent un ordinateur pour faire des recherches (surtout si l’objet de la recherche s’appelle Ibn Battûta…). Une enseignante de SVT a dû se justifier sur l’étude en 4 me de la reproduction humaine …

La Fep-CFDT espère que la situation décrite reste et restera un cas isolé : les établissements privés sous contrat d’association avec l’Etat sont tenus de respecter les règles et les programmes de l’Éducation nationale.

S’exonérer des programmes, c’est s’exonérer du contrat d’association, c’est donc faire le choix du hors contrat. La direction et sa tutelle y sont-ils prêts ? Nous sommes en attente d’une réponse claire de la part des autorités académiques.

Nb : depuis ce communiqué, le directeur a finalement donné son accord après intervention du Directeur diocésain.

Si vous vivez des situations analogues, n’hésitez pas à nous contacter ! 

Le Syndicat parisien CFDT

Enseignant – Exercer votre activité à temps partiel ?


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L’autorisation d’exercer son service à temps partiel peut être accordée :

  • sur demande du maître
  • de droit à l’occasion d’une naissance, d’une adoption ; au titre d’un handicap, pour donner des soins à un proche, pour la création ou la reprise d’une entreprise.

 Durée : l’année scolaire

Autorisation renouvelable, dans la limite de trois années scolaire.

Pour plus d’information, contactez votre délégué syndical (à défaut contactez nous)

Les demandes de travail à temps partiel doivent être présentées avant le 31 mars précédent l’ouverture de l’année scolaire sauf motif grave.

Quotités de travail

Entre 50 et 80 % (pour le premier degré) et 90 % pour le second degré.

Situation administrative

La rémunération est calculée au prorata de la durée effective de services.
Les périodes de travail à temps partiel sont assimilées à des périodes de travail à temps plein pour la détermination des droits à avancement à promotion et à formation.

Les heures libérées par le maître bénéficiant d’un temps partiel de droit sont protégées.

Rentrée 2015 – Premier degré – Les indispensables à connaître !


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Le Spep vous souhaite une bonne rentrée et une bonne année scolaire.

 

Un seul jour de pré rentrée en 2015, (2 demi-journées pourront être dégagées, en dehors des heures de cours, pour des temps de réflexion et de formation sur des sujets proposés par les autorités académiques).

  • La mise en place des cycles 2 et 3 se fera d’un bloc à la rentrée 2016, tandis que le cycle 1, regroupant désormais les trois années de maternelle débute à cette rentrée.
  • Modification du calendrier : décalage vacances de printemps, pont de l’Ascension pour tous sans rattrapage.
  • Décharges de direction: écoles à 3 classes = 10 jours dans l’année, écoles à 9 classes = 1/3 de décharge d’enseignement.
  • Pour les suppléants: accès à l’échelle de rémunération des MA2 (Maîtres Auxiliaires 2ème cat.) comme dans le 2nd  degré.  Indice du 1er échelon : 321 (au lieu de 310 ou 314 avec CDI), soit + 40 € net. Evolution dans l’échelle des MA 2.
  • Pour les entrants dans le métier qui viennent d’obtenir un contrat ou un agrément définitif :
  • prime d’entrée dans le métier 1 500 € versée en deux fois. Pour les conditions consultez votre
  • Prime d’installation : Île de France et Lille. Pour les conditions consultez votre syndicat

Pour toutes les questions concernant vos droits individuels ou collectifs, n’hésitez pas à nous contacter.

L’enseignement moral et citoyen


 En septembre 2012, Vincent Peillon alors ministre de l’Éducation nationale annonçait la mise en place d’un enseignement « de la morale laïque ».

 Les changements d’équipes ministérielles, les réticences venues de toutes parts liées au terme utilisé et les attaques diverses des extrêmes sur l’Institution scolaire ont mené à la transformation du projet en un créneau horaire appelé « Enseignement moral et civique ». Proposé à la consultation des équipes enseignantes le mois dernier, ce projet de programme devrait se matérialiser dès la rentrée 2015 dans tous les établissements d’enseignement, de la maternelle au lycée. Ainsi, tous les élèves, au cours de leur scolarité obligatoire se verront dispenser une heure de travail interdisciplinaire dans le cadre d’un apprentissage progressif de la citoyenneté. Respect des pairs et des adultes, lutte contre toutes les formes de discrimination, regard critique sur le traitement de l’information, étude de l’utilisation des réseaux sociaux, structuration du vocabulaire et de l’argumentation, étude des droits et des devoirs et des fondements de la loi, échanges multiples sur les aspects du jugement…autour de thèmes généraux et dans des pratiques pédagogiques actives et innovantes, les élèves vont pouvoir enfin en une structure solide saisir leur formation citoyenne comme un aspect central de leur scolarité. Au regard de l’actualité proche, des questionnements qu’elle induit sur le vivre ensemble et sur le sentiment d’appartenance à la République française, ce projet est un réel signal fort alors que jusque là l’éducation civique était trop souvent mise de côté par manque de moyens, de temps et de formation.

Cependant, des incertitudes demeurent dans la mise en œuvre de ce nouveau créneau qu’il ne faut absolument pas considérer comme une nouvelle matière. Transdisciplinaires, les aspects traités par ce programme devront être pris en charge par l’ensemble des équipes pédagogiques. Ainsi, un enseignant serait placé en coordination sur cette heure hebdomadaire qui pourrait faire intervenir autant les professeurs de S.V.T sur les débats bioéthiques que ceux d’économie et de droit sur les questions judiciaires. Très intéressant, ce projet semble alors très difficile à mettre en place à l’heure où les établissements manquent de moyens pour agir. Nous attendons avec intérêt les guides pédagogiques qui accompagneront logiquement la mise en œuvre des programmes définitifs. Des modules dans le cadre des formations initiales et continues des enseignants appelés à être en charge de ces moments sont prévus. Mais, au regard de l’urgence de la mise en place, un besoin de clarification est indispensable sur la construction de ces modules. D’autres inquiétudes nous occupent quant à la transposition de ce projet à l’enseignement privé notamment confessionnel. Au collège, un « conseil de cycle » devra déterminer la cohérence des progressions…qu’en sera-t-il dans nos structures ? D’abord annoncé comme « laïc » et avec l’utilisation parfois nauséabonde de la notion de « morale », quelle sera l’application réelle dans nos établissements de ce programme ?

Ce projet est donc une ambition respectable mais aussi un réel défi à l’heure où l’école est plus que jamais attendue comme un des « ciments » de l’esprit républicain et nous serons vigilants afin qui sa mise en œuvre soit cohérente, réfléchie et qu’elle ne vienne pas dégrader des conditions de travail enseignantes souvent déjà fragiles.

 

Christian Dougé – Alexis Guitton

15 mai 2014 : La Fep appelle à participer à une journée de revendication salariale


En 1982, un enseignant débutant percevait 1,65 fois la valeur du SMIC.
En 2013, son salaire n’était plus que de 1,11 fois celui du SMIC, et cela même en y intégrant l’Iso ou l’Isae pour les professeurs des écoles !
http://www.cfdt.fr/portail/archive/16-avril-2014-prod_205007
Tract à télécharger : FEP. Ensemble le 15 mai 2014