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COMMUNIQUÉ FEP – ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE : LE CARACTÈRE PROPRE LAVE TOUJOURS PLUS BLANC


En Alsace, le rectorat confirme qu’une journée pédagogique peut être consacrée au seul «projet diocésain», en y rendant obligatoire la présence des enseignants car « en postulant dans un établissement d’un réseau privé disposant d’un « caractère propre », (il) adhère à cette particularité et aux éventuelles contraintes qui s’imposent dès lors à lui dans le cadre du caractère propre. » Or, la seule «eNSEI» liée au caractère propre qui s’impose aux enseignants du privé sous contrat est celle de le respecter. Ils ne sont en aucun cas tenus d’y adhérer ou d’y participer : cela relève de la liberté de conscience de chacun, rappelée dans l’article L 442-5 du Code de l’Education. En Rhône-Alpes, un chef d’établissement donne une consigne pour le moins étonnante à ses enseignants : «les IPR, bien qu’ils soient inspecteurs pédagogiques, sont en panne d’idées surtout en ce qui concerne l’AP et les EPI. (ils) essayent de récupérer un maximum d’idées et de documents… l’an prochain, ils pourront présenter ces initiatives comme étant les leurs …. Lancer une réforme qu’on ne maîtrise pas, prendre les idées chez les autres parce qu’on en n’a pas et revendiquer ensuite ces initiatives est une méthode que j’apprécie guère. Je vous invite donc, si vous les rencontrez, à rester relativement évasifs sur ce que vous faîtes et à donner un minimum de documents.» D’un côté, les représentants de l’Etat bafouent l’esprit de la loi Debré et le code de l’éducation, de l’autre, un chef d’établissement bafoue les représentants de l’Etat … Pour les premiers, un recadrage clair doit être apporté rapidement par le ministère. Pour les seconds, au moment où doit se mettre en place une nouvelle évaluation des enseignants, réalisée pour une part, en  commun  entre inspecteur et directeur, la Fep manifeste sa plus vive inquiétude devant des comportements qui méritent des réponses fermes de la part de l’Enseignement Catholique et un rappel à l’ordre de l’Etat qui délègue aux directeurs une mission de service public. On ne peut en permanence réclamer toujours plus d’autonomie et de liberté au nom du caractère propre, en jetant aux oubliettes la mission de service public confiée et le respect de la liberté de conscience, second pilier de la loi Debré.

Fep-CFDT le 9 Février 2017

 

MISSION DES ENSEIGNANTS ET CARACTERE PROPRE


Il n’est pas rare que certains responsables d’établissements scolaires tentent d’orienter les choix pédagogiques des enseignants. Or, les enseignants ont pour obligation de suivre les programmes indiqués par l’Education nationale. Ces programmes reflètent la société française et ses valeurs. Il est parfois nécessaire de rappeler le sens du contrat d’association avec l’Etat.

 Communiqué de presse

Des élèves de 4ème privés du film Persépolis

Au motif d’un vocabulaire « trop vulgaire » pour le directeur ! Mais aussi des parents qui refusent des parties du programme officiel.

Alertée par des enseignants de l’institution Sainte-Marthe Saint-Front Bergerac, la Fep-CFDT ne peut accepter une situation qui remet en cause la nature du contrat d’association avec l’Etat.

Un nouveau directeur interdit le visionnage d’un film faisant partie depuis quelques années d’une proposition nationale « Collège au cinéma », issue d’un partenariat entre les ministères de la culture et de l’éducation et ayant pour but de « former le goût » des collégiens. Son prédécesseur n’y avait trouvé rien à redire …

Plus grave encore, des parents du même établissement contestent les choix littéraires des enseignants et interdisent à leurs enfants d’étudier certains livres des programmes officiels : l’Odyssée, pour une élève de 6me, à cause « des monstres qui font peur » (!) et Dracula en 4 me, « trop sanglant et immoral », refus également de parents que leurs enfants utilisent un ordinateur pour faire des recherches (surtout si l’objet de la recherche s’appelle Ibn Battûta…). Une enseignante de SVT a dû se justifier sur l’étude en 4 me de la reproduction humaine …

La Fep-CFDT espère que la situation décrite reste et restera un cas isolé : les établissements privés sous contrat d’association avec l’Etat sont tenus de respecter les règles et les programmes de l’Éducation nationale.

S’exonérer des programmes, c’est s’exonérer du contrat d’association, c’est donc faire le choix du hors contrat. La direction et sa tutelle y sont-ils prêts ? Nous sommes en attente d’une réponse claire de la part des autorités académiques.

Nb : depuis ce communiqué, le directeur a finalement donné son accord après intervention du Directeur diocésain.

Si vous vivez des situations analogues, n’hésitez pas à nous contacter ! 

Le Syndicat parisien CFDT

 

RESULTATS – RESULTATS – RESULTATS – RESULTATS – RESULTATS –


Le privé et les valeurs de la République ?

Le syndicat parisien a mené l’enquête[1]

 

 Enquête en chiffres

  Après les attentats de Janvier 2015, la ministre de l’Education nationale a appelé tous les personnels des établissements privés, publics et agricoles à faire de leur priorité la sensibilisation aux valeurs de la République. Onze mesures ont été annoncées[2].
L’enquête conduite par le Syndicat parisien de l’enseignement privé CFDT (SPEP) révèle que :

 Diffusion des mesures de sensibilisation

  • 62% des personnels interrogés ont entendu parler des mesures de sensibilisation aux valeurs de la République,
  • 74% ne connaissent pas le détail de ces mesures,
  • 80% constatent que la question n’est pas davantage prise en compte dans leur établissement,
  • 12% ont suivi une formation même si 70% pourraient l’envisager et 11% des personnels, révèlent que cette formation leur a été refusée.
  • Seuls 13% des chefs d’établissement ont pris le temps d’en présenter l’importance. 

Le syndicat parisien CFDT ne peut que déplorer que cette sensibilisation n’ait pas été prise à bras le corps comme elle le méritait par l’enseignement privé. Il condamne également la politique de certains établissements qui consiste à privilégier la présence des enseignants au détriment de leur formation et donc de leur future efficacité. Il rappelle qu’aucun enseignant ne peut être restreint voire empêché dans sa formation continue.

 Charte de la laïcité ?

L’affichage de la Charte de la laïcité ne peut être obligatoire dans les écoles privées en raison de leur « caractère propre » ; néanmoins, une importante proportion des personnels (80%) souhaiterait qu’elle le soit parce qu’ils la considèrent utile pour rappeler notre inscription dans l’Ecole de la République.

Le syndicat parisien conscient de la spécificité des écoles privées considère que l’affichage de la Charte de la Laïcité ne devrait pas être envisagée sous l’angle de l’histoire passée mais dans la perspective d’un avenir de fraternité entre les peuples.

 Projet d’établissement ?

  • 69% des répondants révèlent qu’il n’y a pas de prise en charge de la question des valeurs de la République au sein de leur établissement.
  • 81% des initiatives sont le résultat d’initiatives personnelles d’enseignants et personnels éducatifs.Le syndicat parisien déplore cet état de fait et considère que la dynamique pour la valorisation des valeurs de la République doit prendre sa place dans les projets d’établissement.

 Projets conduits par les enseignants

  •  28% des personnels interrogés se disent engagés dans un projet visant à diffuser les valeurs de la République.
    Ces projets sont divers : ils encouragent une réflexion sur le vivre ensemble autour de débats, d’analyses de médias, de travaux sur l’architecture et l’urbanisme liés à la République, prennent appui sur les fêtes et célébrations nationales, sur l’art ou encore mettent en place des partenariats. Ils s’inscrivent aussi dans les contenus disciplinaires, sont développés, déclinés au travers de travaux concrets, et parfois mis en pratique dans des classes dites coopératives qui demandent aux élèves d’être acteurs dans la dynamique du climat de la classe et au-delà.

 Le syndicat parisien CFDT félicite toutes ces initiatives d’enseignants et personnels d’éducation qui sont toujours le fer de lance d’une éducation de qualité.

Confusions entre valeurs républicaines et valeurs religieuses

  • Au lendemain du 13 novembre 2015, au lieu de s’unir à la célébration nationale, certains établissements ont choisi de transposer certaines mesures : à la minute de silence, on a répondu par un temps de prière renforcé.

 Le syndicat parisien s’interroge. Pourquoi une transposition ? Pourquoi ne pas s’associer à la minute de silence dans l’union nationale et proposer un temps de prière renforcé ?

  • Le détournement d’heures d’enseignement général au profit du religieux (messes, activités religieuses, demandes de lecture des évangiles pendant la première heure de cours), ou encore des réunions pédagogiques qui n’en sont pas.

Le syndicat parisien CFDT rappelle que ces actions ne sont pas conformes au contrat signé avec l’Etat et invite les personnels à le signaler à leurs inspecteurs ou à contacter leur syndicat.

  • L’absence de mixité de certains établissements est vécue comme une atteinte aux valeurs de la République ainsi que le recrutement qui en découle.

Le syndicat parisien CFDT condamne toutes formes de discrimination.  

  • La difficulté à respecter le programme en SVT: la question du genre, de la sexualité et de la contraception. Le refus d’expliquer l’égalité homme-femme en éducation civique. Ou encore l’absence d’enseignement civique et moral dans certains établissements.

Le syndicat parisien CFDT invite les personnels à contacter leurs inspecteurs dès le premier incident.

  • Obligation pour les personnels d’assister aux cérémonies religieuses.

 Le syndicat parisien CFDT rappelle le concept de liberté de conscience. Les personnels ne peuvent être dans l’obligation de participer aux célébrations religieuses.

  • Instance représentative du personnel (droit canon opposé au code du travail par un président d’Ogec).

Le syndicat parisien CFDT invite tous les personnels à nous contacter en cas de telles dérives.

  • Supériorité d’une religion par rapport à une autre.

Le syndicat parisien CFDT rappelle la loi en matière de discrimination et invite tous les personnels à contacter le pôle discrimination de la Fep-CFDT.

 Le syndicat parisien sera vigilant afin que les valeurs religieuses ne prennent pas le pas sur les valeurs républicaines. Si les personnels ont parfois le sentiment d’aller à contre-courant de certaines pensées religieuses, il est important que les élèves soient conduits à distinguer les valeurs républicaines des idées religieuses.

Vous pouvez encore répondre à notre enquête en cliquant sur le lien ci-dessous :

Enquête Le privé et la République

LE DOSSIER DU FEP MAGAZINE QUE RECOIVENT NOS ADHERENTS

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 Lire le dossier du Fep Mag

[1] 141 répondants

 

[2] http://www.education.gouv.fr/cid85644/onze-mesures-pour-un-grande-mobilisation-de-l-ecole-pour-les-valeurs-de-la-republique.html

ÉDUCATION : AMPLIFIONS LA LUTTE CONTRE LES LGBTPHOBIES


LGBTphobiescolaires

Le Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire et les associations Contact,  Estim’, Inter-LGBT, SIS Association et SOS homophobie organisent un colloque le 13 mai 2015
à Paris : « Education : amplifions la lutte contre les LGBTphobies », avec un double objectif de formation et de médiatisation. Faisant le constat que cette question ne progresse pas,
Ces organismes proposent aux professionnels de se saisir de ces thèmes et de les développer dans leurs établissements.

MERCREDI 13 MAI 2015

9H00 À 17H00 À L’AUDITORIUM DE L’HÔTEL DE VILLE DE PARIS

Pré-programme du colloque :
• Une volonté du ministère ? Intervention de Michel Teychenné
• Court-métrage « Ceci n’est pas un film de cow-boys », en présence du réalisateur Benjamin Parent
• Un zoom sur les données chiffrées des LGBTphobies en milieu scolaire par SOS homophobie
• Éduquer contre l’homophobie
– en primaire : Gaël Pasquier
– en éducation affective et sexuelle : Elise Devieilhe
• Agir contre le harcèlement : Johanna Dagorn
• Quel est le lien entre les stéréotypes de genre et les LGBTphobies
• Etat des lieux en Europe des actions menées en milieu scolaire par l’ILGA
• Agir avec les associations : SIS Association, Estim’, Contact, SOS homophobie
• S’engager dans les établissements scolaires.

12h30 – Rassemblement derrière l’Hôtel de ville afin de proposer aux passant.es de signer une tribune – Plus d’informations, s’inscrire : colloque13mai@laposte.net

PRÉSENTATION DES ASSOCIATIONS
QUI VOUS PROPOSENT CE TEMPS DE RÉFLEXION ET D’ACTION

• LE COLLECTIF ÉDUCATION CONTRE LES LGBTPHOBIES EN MILIEU SCOLAIRE
Le Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire réunit 9 organisations du champ de l’éducation : FSU, Ferc-CGT, Sud éducation, Sgen-CFDT, Fep-CFDT, UNEF, UNL, FIDL et FCPE. Depuis maintenant 11 ans, le Collectif oeuvre auprès des différents acteurs de l’éducation, afin de faire prendre en compte la nécessité de lutter contre l’homophobie, la lesbophobie, la transphobie, qui peuvent toucher les élèves, leurs familles ou les personnels.
• CONTACT
Contact a pour mission :
– aider les familles à accepter l’orientation sexuelle de leurs proches.
– aider les gays, lesbiennes et bisexuel-le-s à communiquer avec leurs parents ou leur entourage.
– lutter contre les discriminations, notamment l’homophobie grâce à ses interventions en milieu scolaire.
• ESTIM’
Estim’ est une association nationale, agréée par le ministère de l’Education nationale qui a deux objectifs :
– intervenir auprès des enfants, des jeunes sur les thématiques que sont l’accompagnement de la vie affective et sexuelle, la lutte contre les discriminations et plus particulièrement les discriminations sexuées que sont le sexisme et les LGBTphobies,
– proposer un accompagnement de projet, des formations aux professionnel.les de l’éducation pour qu’ils s’approprient ces thématiques.
• L’INTER-LGBT
L’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT) a comme but de lutter contre les discriminations fondées sur les moeurs, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, dans le cadre de la promotion des droits humains et des libertés fondamentales.
Elle organise la Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans, le Printemps des assoces et d’autres interventions publiques ; elle participe au dialogue politique et social ; elle soutient des projets inter-associatifs et favorise à la fois la visibilité des associations LGBT et l’émergence d’une stratégie collective.
• SIS ASSOCIATION
SIS Association, structure nationale, agit depuis 1991 pour la promotion de la santé. L’objectif est d’apporter soutien, information et relais aux personnes qui la sollicitent par le biais de ses services. Elle gère notamment Ligne Azur, dispositif (téléphone et site internet) à destination de toute personne (quel que soit son genre, son âge) en questionnement sur son orientation sexuelle, son identité de genre, et/ou dans une situation de mal-être (victime de discriminations, d’homophobie, ou dans une dynamique de comportements suicidaires).
• SOS HOMOPHOBIE
SOS homophobie lutte à l’échelle nationale contre les violences et discriminations dont sont victimes les personnes lesbiennes, gays, bis et trans en raison de leur orientation sexuelle, réelle ou supposée, ou de leur identité de genre. Ses missions s’orientent autour de trois pôles : le soutien aux victimes et leur accompagnement, la prévention d’actes homophobes et transphobes par des interventions en milieu scolaire (agrément national), par la formation pour adultes ainsi que via un site Internet pour les adolescent.es (cestcommeca.net), enfin le militantisme pour l’égalité des droits.
*LGBTphobie : violences, discriminations faites à l’encontre des personnes lesbiennes, gays, bisexuel.les, trans

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